Les symptômes reliés à la grippe sont maintenant mieux connus. Le virus st virulent. On sait qu'il ne saute pas d’une personne à l’autre comme un pou spécialisé en saut en longueur. Il meurt au bout de quelques minutes dans la main. Il vit plus longtemps dans les vêtements. Je pourrais continuer...
La vie est devenue dangereuse avec le AH1N1 autour. Au salon funéraire, une famille a demandé aux visiteurs de ne leur donner qu’une petite tape dans le dos. Pas d’accolade. Pas de poignée de main. Le party de Noël de votre entreprise a des chances, comme bien d’autres, d’être annulé. Les responsables de la santé publique recommandent d’être prudents et d’éviter autant que possible les endroits où il y a beaucoup de monde. Une exception : il faut être tous ensemble pour recevoir le vaccin. Mais bon, ça doit être réfléchi, j’imagine. Plusieurs ont pris froid en attendant d’être sauvés de la grippe!
Dois-je m’inquiéter du virus? Je répondrai à ça quand mon tour viendra. Mon tour d’être vacciné, j’entends. Quelque part entre plus tard et beaucoup plus tard.
Ce sont les symptômes dans notre système m’inquiètent plus, je vous dirais. Je parle de notre système décisionnel. Du système de santé, aussi. Lourd, anémique, noyé dans la mer des communications politiquement correctes et souvent plus aseptisées que les chambres des patients. Le système est immense. Une tortue géante dans un étang de mélasse. Étonnamment, les décideurs alimentent cette lourdeur, au nom de ce qu’ils prétendent être une efficacité mesurable.
Votre enfant ne sait pas quoi faire de sa vie? Dès qu’il aura survécu à la H1N1, dites-lui de se diriger vers les communications. C’est l’endroit où être pour avoir une garantie d’emploi. C’est le lieu névralgique au cœur de chaque décision qui se prend. Car chaque décision qui se prend l’est en fonction d’une fine stratégie de communication. Tout, dans notre univers gouvernemental, est basé sur les communications. Attention! Pas la communication, ce serait trop facile. Trop direct. Je dis bien les communications, celles qui superposent des filtres et des balises et qui finissent par noyer le poisson.
Depuis des mois, les départements de communication de tout ce qui touche la santé sont à pied d’œuvre. Le burn out les guette, même! Tout et son contraire a été dit. Le cafouillage est tellement grand, qu’on ne s’y retrouve pas.
Au fond, les porteurs de messages prennet bien plus de place que les messages eux-mêmes!
Clin d’œil du jour
Les réseaux sociaux virtuels évitent la propagation des virus entre humains. Joyeux Noël sur Facebook cette année!
1 commentaires:
Ben voyons. Les communications, tout le monde est capable de faire ça. Pas besoin d'un cours universitaire. On en a la preuve. C'est super facile de communiquer de manière claire et concise. Hihihi! Bon d'accord, leur job n'est pas facile en ce moment, mais voilà un autre arguments pour tous les péteux de broue qui pensent être capables de faire nos jobs...
Et en pensant, dans la dernière phrase avant de le clin d'oeil, y'a une coquille. J'te dis pas quoi. Je continue de te "watcher"...
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