La Ville de Sherbrooke, par le biais de l’organisme Cité des rivières, présente un concept de spectacle à grand déploiement, en plein, et au coeur de la gorge de la rivière Magog tout près de la St-François.
Avant d'aller plus loin, il faut savoir que tout citoyen qui émet une opinion sur un projet de Cité des rivières doit être courageux. Voire téméraire. Il y a une culture du si vous n’êtes complètement avec nous, vous êtes complètement contre nous dans l’histoire de l’organisme.
D’entrée de jeu, et pour calmer les esprits, je vous le dis : j’aime bien l’idée de ce spectacle. Je suis assez favorable au projet. Et j’ajouterais que je suis pour, et ce, malgré l’organisation!
Voìlà mon propos du jour.
Je me souviens bien de la première conférence de presse annonçant la naissance de Cité des rivières il y a plusieurs années. Un hôtel au coin de King ouest et Belvédère, une animation à couper le souffle, de l’eau et des effets spéciaux partout, un investissement de 85 millions de dollars et un potentiel de 500 000 visiteurs par année.
C’était quoi au juste? Sais pas. Mais il fallait faire confiance.
Tout ça m’est revenu à la mémoire lorsque j’ai lu le compte-rendu de La Tribune sur la plus récente conférence de presse sur le spectacle Omaterra. J’y ai repensé quand les organisateurs ont sollicité la confiance des citoyens en mettant en lumière les réalisations de l’organisme. Le Marché de la gare, le sentier autour du lac des Nations, la gorge de la Magog qui s’illumine et l’hôtel au coin King et Belvédère. Je concède de bon gré que les réalisations sont belles et bonnes. Mais ce sont essentiellement des valeurs ajoutées à la vie quotidienne des gens de Sherbrooke. Pas le projet qui devait attirer 500 000 visiteurs par année…
Ce qui est dérangeant, c’est cette attitude qui colle à l’organisation. Une attitude outrancièrement paternaliste qui s’appuie sur le message suivant : « Envers et contre tous, nous avons accouché de quelque chose de grandiose ». Le bébé est beau, je le répète, mais ce n’est pas le bébé qui était annoncé.
À l’automne dernier, Cité des rivières annonçait, en conférence de presse, le prix des billets de l’événement Omaterra. En comparant celui-ci avec celui des autres grands spectacles du genre au Québec. Pas un mot sur le spectacle. Juste le prix des billets. C’est drôle, mais j’aurais fait le contraire. J’aurais d’abord présenté, en temps et lieu, le contenu, puis j’aurais donné les prix. Le Centre culturel de l’université de Sherbrooke ne dévoile pas le prix des billets d'un spectacle en disant qu’on va nous annoncer plus tard le nom de l'artiste... Pire encore, après la sortie de Cité des rivières sur le coût de ces billets en comparaison avec les autres spectacles du genre présentés au Québec, on nous dit, cette fois, qu’il ne faut pas comparer le produit avec ce qui se fait ailleurs.
Honnêtement, je le répète, j’ai le goût d’embarquer. Je me dis que ça peut être assez fantastique. Mais, en même temps, j’ai ce sentiment que si ça ne marche pas, ce sera la faute de ceux qui ont posé des questions et que si ça marche, on nous dira avec arrogance qu’on a gagné alors que la planète entière était contre nous…
Je fais deux souhaits en ce début d’année. Le premier, applaudir un spectacle magique et populaire l’été prochain. Le deuxième, assister à un changement d’attitude qui fera que Omaterra ne sonne pas comme Omerta.
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Clin d’œil de la semaine
La terre a tremblé aussi chez Georges Laraque cette semaine.
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